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Articles

 

10 raisons pour ne pas lire IBL

1) Marguerite Duras existe déjà 2) Oui mais elle est morte 3) Madame rêve, aussi 4) Je n’invente rien 5) Je ne sais pas inventer 6) Si tu veux savoir, à la page 275, le marin de Gibraltar devient pompiste entre Sète et Montpellier 7) Faut bien la réécrire la page, non ? 8) Je n’ai rien à faire d’autre. Je ne sais rien faire totalement. 9) Sauf rencontrer 10) Alors ...
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Phacochère

lle a une incisive qui avance, ma mère. C'est l'origine de sa timidité, la naissance de sa combativité. Elle charrie d'énormes meulières, ma mère. Pour faire une rocaille. Elle va les chercher loin, dans les champs et les roule jusqu'à sa 4L. Elle les hisse, seule. Au jardin, à quoi pense-t-elle quand elle arrose jusqu'à 22 h30 ? Elle dénoyaute des cerises devant la télé, ma mère. Il faut faire des ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Heptanes Fraxion

1) pseudo à la con ... 2) poèmes mal cuits ... 3) les titres sont mieux que les textes ...et de loin... 4) trop banal... 5) trop facile... 6) trop écrit... ou pas assez... 7) de la bêtise à l'état pur ... 8) très bien pour un autodafé ... 9) y a mieux à lire sur les murs ... 10) en résumé....une perte de temps ...
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10 bonnes raisons pour ne pas lire Azilys

1/ Une bonne raison de ne pas me lire: je ne suis pas glamour. Or aujourd'hui il faut être glamour. Pour capter l'attention, pour n'importe quoi en fait. Alors pas glamour pourquoi ? 9 autres bonnes raisons de ne pas me lire. 2/Quand j'écris je vise les tripes, pas la tête, pas intello. Je ne suis personne et donc appelée à le rester. = pas glamour. 3/Comme presque tous les gens ...
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10 bonnes raisons ne pas lire Marlene Tissot

1- parce que 2- y a pas besoin 3- de bonnes raisons 4- pour ne pas lire 5- quiconque 6- et je ne vaux pas mieux que quiconque 7- je suis même plutôt du genre quelconque 8- et puis je ne sais pas écrire des histoires qui finissent bien 9- je suis trop honnête 10- pour être polie ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Konsstrukt Christophe Siébert

1. Quand on ne vit pas de son art, on est un artiste raté. Ça m'étonnerait que Konsstrukt puisse faire bouillir la marmitte en vendant deux livres publiés dans une petite maison d'édition confidentielle 2. STOOOOOOOOOOOOPPPPPPPPP!!!!!!!!!!!!!! Je suis pas critique littéraire, je suis juste lecteur et aussi, un de tes premiers lecteurs, mais stop!!!!!!!!! tu te fais pas du mal?????? 3. Totalement stupide, tu l'es sans l'ombre d'un doute, cloporte besogneux ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Blanche Dubois

1 J'ai fait des études de Lettres, c'est d'un banal... 2 Je me prends pour la Dorothy Parker de l'Est Parisien. 3 Je ne serai jamais la Dorothy Parker de l'Est Parisien (même pas de la rue de Belleville). 4 Je m'étais promis d'écrire un roman à 40 ans, à 46 ans, toujours rien. 5 Je ne tiens pas mes promesses. 6 Mon style est aussi sec que mon physique est ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Perrin Langda

1 – Je mets parfois plusieurs jours pour sortir trois mauvais poèmes de six vers courts. 2 – En plus on peut les comprendre avec le Q.I. d’une mouche : même pas moyen de se masturber un peu le cerveau avec. 3 – D’autres fois j’ai passé plus de temps à chercher une image pour mon blog qu’à écrire le poème qui allait avec. 4 – On me considère d’ailleurs plus ...
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10 raisons pour ne pas lire Antonella Antonella Aynil Porcelluzzi

1/ Je suis un monstre au corps de Britney, cerveau d' Einstein, et morale changeante de Wojtyla à Nietzsche à Huxley à ma mère etc 2/ Je te rendrais fou 3/ Je ne sais pas ce que tu cherches et en tout cas je m' en fous 4/J' écris trop et trop vite 5/ On ne sait pas d' où je viens, on ne saura où je suis 6/ On ne ...
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Points sur les i ? Alors allons-y !

"Il paraîtrait", n'est-ce-pas, que le concept de Revue Métèque soit aussi insaisissable que son directeur. Il en irait de même avec la pratique à laquelle je vous convie depuis le 6 juin sur Facebook, à savoir publier ce que bon vous semble -jugée trop aléatoire- cette voie n'inspirait pas votre confiance... "Cette méthodologie serait anxiogène". Facebook Métèque ? Blog Métèque ? Enfin, l'hypothétique Revue Métèque couchée sur papier, avec son numéro 0, sa ...
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/ Articles & éditoriaux

10 bonnes raisons de ne pas lire Claire von Corda

1. parce que je ne vous lirai pas. 2. parce que vous ne verrez pas l'intérêt de la chose. 3. parce que je ne suis pas votre ami. 4. parce que peu m'importe votre avis, positif ou négatif. 5. parce que vous pourriez suivre le mouvement et faire de la muscu. 6. parce que regarder la télé c'est bien. 7. parce que regarder le foot à la télé c'est bien ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Jean-François Dalle

1/L'éducation nationale m'a trop formé. Donc je ne peux pas faire une phrase inédite. Du reste, mon père était prof de français. Mon ADN est trop polissé. Je ne fais que des arabesques … Des entrechats. Si vous êtes de vrais amis, ne m'encouragez pas à minauder. 2/Au fond, je préfère de loin les armes aux livres. Lire me coûte. C'est très long et rarement bien. Non, définitevement, je n'ai pas ...
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10 raisons pour ne pas lire Mike Kasprzak

1) A coup sur, je vous méprise. 2) Je n'ai que 10 mots de vocabulaire, dont 2 fois « merde ». 3) Je suis profondément égoïste et anarcho-individualiste. 4) Je n'ai pas d'humour. 5) Vous ne comprendriez surement pas en quoi mes textes sont intéressants. 6) Je suis un übermensch, donc vous souhaitez ma mort. 7) Les femmes m'adorent (cette remarque vaut si vous êtes un homme ou une lesbienne, ou ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Marianne Maury Kaufmann

1/ C’est mieux quand y a que des images. Pourquoi elle s’est mise à écrire, c’était très bien quand elle se contentait de dessiner. 2/ Bien que ce soit généralement tiré par les cheveux, ce qu’elle raconte pourrait à la rigueur nous arriver. Or on a envie de quoi, quand on lit ? De s’oublier, de rêver ! 3/ Par moments ça frise la pornographie, c’est quoi cette mode des écrivains ...
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10 bonnes raisons de ne pas lire Ève Zibelyne?

1) Mieux vaut parfois mourir idiot sans avoir connu la femme dans sa complétude, on se rend moins compte de ce que l’on n’a pas eu (je m’adresse là aux hommes et aux lesbiennes). Je suis et j’ai tout été, sauf belle — soyons honnête, le reste viendra, la mort aussi. 2) Vous risqueriez de débarquer chez moi et ce ne serait pas assez grand, quoi que, je tiens les 100 ...
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10 raisons de pas lire Marc Bruimaud?

1) Je suis nettement moins bon que Raymond Queneau et Georges Perec. 2) Je suis nettement moins bon que Charles Bukowski et Ernest Hemingway. 3) Je suis nettement moins bon que Marguerite Duras et Annie Ernaux. 4) Je rabâche toujours les mêmes conneries. 5) Je vais vous foutre le bourdon. 6) Je suis désespérément sentimental. 7) Ma femme dit que je suis « autocentré ». 8) Ma belle-mère dit qu’« en ...
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F.

'aurais pu te les dire les mots. J'aurais pu vous les dire les mots.
Ai été souvent à deux doigts de vous les dire, les mots.
J'aurais pu tout quitter pour toi. J'aurais pu tout quitter pour vous.
Mais c'est pas facile les histoires bancales, les jours de rien, les histoires banales, c'est pas facile.
Comme tiraillée entre deux hommes, c'est pas d'un plan à trois dont je parle. On sait jamais trop quoi dire, ...
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/ Textes choisis

Boite mail

enis, Je remets à demain les tâches qui me demanderaient des forces et m'octroie une journée d'écriture et de faiblesse. Je voulais te dire autre chose, mais ça s'est évaporé. Peut-être que c'était juste : heureusement que tu es là. Geneviève. Geneviève, C'est une grosse responsabilité. La plus énorme que l'on confie. De quoi filer le traczir … J'aime te connaitre, caresser ta peau et m'aligner sur ta beauté intérieure. C'est ...
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/ Textes choisis

(no title)

’as tes habitudes. Dans le ménage, par exemple. T’es au supermarché, t’as besoin d’une éponge, tu vas droit à celle que tu connais. Même si c’est pas la mieux, même si y en a de moins chères. Même si t’as remarqué que la tienne, elle raye les casseroles. T’es abonnée. D’ailleurs tu la vois plus, l’éponge. Ni les rayures. Pour les torgnioles, dis toi, c’est pareil. Marianne Maury Kaufmann ...
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/ Textes choisis

Je réponds rien

l dit qu’il a besoin d’une pute pas chère : c’est une question de survie car la masturbation l’entraîne vers la folie pourtant m’astiquer le manche ne m’a jamais plongé dans les draps brûlants de la démence (et je sais de quoi je parle) mais mon père n’a pas essayé de me détruire pendant que ma mère s’adonnait à la magie noire et le gouvernement ne m’empoisonne pas le corps ...
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/ Textes choisis

Poème diaphane

ette jeune fille au bout du fil d’une voix grêle 
me dit (comme elle répète maintenant inaltérablement pour tous) « je suis brune j’ai dix-huit ans les cheveux longs la peau diaphane je suis grande et mince » tandis que je continue d’écouter ce qu’elle dit quelqu’un au loin « A TABLE ! » en fond sonore un jeu télé « j’arrive. » elle raccroche sans avoir fini l’annonce. je raccroche ...
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/ Textes choisis

Je veux qu’il fasse beau

iens, c’est marrant, tu t’en rappelles, de ça ? Je tenais à la main un cendrier en céramique bleue, avec écrit dessus l’hôtel où nous avions dormi pendant nos vacances en Espagne, je venais juste de le retrouver au fond du tiroir. J’ai souri. Elle l’a regardé sans expression mais au bout d’un moment, comme j’avais toujours mon sourire accroché à la figure, elle a souri aussi. — Tu te souviens ? ...
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/ Textes choisis

Avec toi

’veux sortir avec toi Oui, toi, tu sais Faire deux pas dans la rue Ou trois Un voyage Sans but Rue des Pyrénées Et sans bagages Jusqu’à la Seine Jusqu’à la mer Qui se resserre De fleuve en pirogue Et vogue ...
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On fait comme si elle s’appelait Jennyfer


n fait comme si elle s’appelait Jennyfer Elle est vachement jolie ! il me dit.
Elle est vachement gentille, j’ajoute. 
Elle fait pas de manière quand elle arrive le matin. Elle passe devant nous. Un sourire. Bonjour, vous allez bien ? Alors évidemment, dans la lumière douce de ses yeux-qui-ne-nous-fuient-pas, on se sent comme du café sur un réchaud : frémissant. On va bien. Oui, on va même très bien ! Elle ...
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Avant de crever

n jour, on te dit que tu es lumineuse, et cette fois, c’est différent. Tu kiffe le compliment. Ouais. Deux secondes. Ce moment où tu sais pertinemment qu’en fait de lumière, tu clignotes. Comme les ampoules. Bon, pas les merdes à économie d’énergie et de lumière aussi. Non, celles à incandescence. Elles clignotent toujours d’une lumière très vive. Par intermittence. Elles font toujours ça, avant de crever. Azylis ...
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/ Textes choisis

Lupercal 2016

e 22 février 2016 vers 4h55 du matin près du petit village de Lupercal un être humain virtuel est apparu à cette ex- ouvrière agricole par la fenêtre de tchat c’était juste une petite ligne de texte elle lut et sa chair se fendilla Perrin Langda ...
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T’en veux ?!

u en veux, du dingue, du qu’est dans son jus, Alice ? Pas du littéraire, hein ? Du pas frelaté, nan. Des aliénés AOC. Des qui ont bien coulé, des qui remontrons jamais. Tu tombes bien, j’en ai, des zombies pas démouchetés, à te présenter. Alors, douce Alice, t’en veux ? T’en veux ?! Des Freaks, d’la grande parade, des qui sortent d’une Scala bien gondolante ? Prends un siège. J’ai ...
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Un gros doigt

l y a des endroits qui mettent en relief la platitude de vos vies.
 Comme si leurs couleurs vives absorbaient la pâle lueur des vôtres déjà exsangues. Ce genre de lieux où les gens en chient évidemment comme tout le monde, parce-que la merde c’est en nous qu’on la porte, dès le premier pleur. D’ailleurs c’est comme ça que l’on commence, éjecté dans la vie dans un sale bruit de barbaque ...
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/ Textes choisis

Quelque part, sur terre.

on appartement est troué c’est une fenêtre de soleil en tailleur je lis de la poésie
je n’y comprends pas toujours tout les pages dorées m’agressent les yeux en tournant ces pages je pense
que la flaque aura bientôt disparu par
un mouvement infime de choses immenses, galactiques puis ma copine rentrera du boulot et je lui sourirai. je n’ai aucun doute sur ce point : quelque part, un homme s’imagine
 en tenue de ...
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/ Textes choisis

Marietta Fortune

andis qu’il fait une fois de plus l’amour à cette fille qui le prend pour son homme, il arrête brusquement d’aller et venir en elle. un ange passe. il le tue d’un coup de poing sur le lit. un autre passe. il se lève, marche calmement à travers les ténèbres en direction de la salle de bain, allume, se regarde dans le miroir, dit : « mais qu’est-ce que je fous ...
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/ Textes choisis

Ils ont eu raison

e sais qu’au seuil de l’asphyxie là où les tentacules blancs du dégoût
 nous étouffent en silence j’ai toujours trouvé un poème une mélodie comme une lettre d’amour sur un champ de bataille un regard défiant la mort un piano planté dans la fournaise et si la vie doit être considérée par-dessus tout alors ils ont eu raison si ce n’est pas le cas alors les poètes et les musiciens sont ...
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Une histoire d’amour

a copine d’ une copine, Patrizia, de ses fenêtres on voit la mer. Elle aime les poupées et les objets, chez elle c’ est plein d’ objets partout comme chez les paysans ou les ouvriers. Elle a été infirmière pour un vétérinaire, Angelo. Elle est ronde, petite, pleine de courbes, toujours au régime. Elle n’ est pas jeune, ni belle, et elle aime les hommes, sans sexe elle devient malade, sans ...
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Blitzbook

rois heures du mat’, les derniers s’en vont. J’ai éteind ma loupiotte, je ne voudrais pas que Christopher joue les prolongations dans ma chambre. Cassé comme il est, je serais capable de le balancer du cinquième. Fondu au noir donc. Zéro bruit. Une tombe. J’ai bien fait, il s’est arrêté à niveau de ma porte, il écoute des fois que … Bon, il se casse. Trop de la balle ! Oui, ...
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Et parler je laisse ça aux étoiles

lle aussi elle a un avis sur ma vie un avis plutôt négatif les gamins ont bien grandi qui ne jouent plus avec le chien dommage divorce chômage cercle vicieux il ne me reste que ça et l’air de la mer et le terrain vague qui pousse dans la bagnole et les libellules autour de la carcasse tout ce que je trimballe d’inutile prend enfin sa place et parler je laisse ...
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Le trou du cul de service

e Captain Grelot pousse sa célèbre tirade « Un chien, ou j’tue l’nain ! »
Le Captain, par les maux – et pas de Meaux – envasé, s’est fourvoyé – voyez le four – a flingué le chien — le pauvre était sourd — et enculé de son vit ardent bien vif, Zyzy le nain. 
— Hardi, compagnons ! Enculons Gnafron ! a déclamé Grelot, cramponnant son nain, la bite à la ...
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/ Textes choisis

Du mauvais côté du lit

lle m’a dit : Je prends le côté fenêtre. J’ai senti qu’il valait mieux ne pas la contrarier. Besoin d’air, qu’elle a ajouté. Ca avait le mérite d’être clair. C’était un petit hôtel, pas tape à l’œil. Le genre d’endroit assorti à mon portefeuille. Week-end en Normandie. Sans les enfants. Pour qu’on se retrouve en amoureux espérais-je. Histoire de se ressourcer qu’elle avait dit. Je gagne pas assez pour lui offrir ...
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Nous y voilà

e sais plus comment faire pour t’aimer, tu m’écoutes ? Je sais plus comment faire pour t’expliquer qu’il va falloir me quitter au plus vite, j’avais dit. Elle avait gardé son sérieux. S’était mise à parler d’une copine à elle qui déménageait en Nouvelle-Calédonie et qu’on irait la voir à l’été et comment c’était déjà la capitale de la Nouvelle-Calédonie ? Enfin, si tant est qu’on puisse parler de capitale. Ben ...
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Je suis arrivé

e suis arrivé au bord du monde.
Ça ressemblait à une chambre en plein air, avec des murs aux couleurs feutrées et des posters insensés dont les coins auraient été cornés par le vent. C’était peu dire que la lumière avait dû rougeoyer par ici. Elle avait laissé le ciel en flammes, de minuscules nuages couverts d’or y trainaient comme des ombres faméliques au matin défoncé. Assises à gémir sur un banc ...
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Anita pleurait

- Bordel ! Anita ! Ferme-la s’il te plaît ! Y avait pas moyen. Elle avait replié ses genoux à hauteur de son menton et elle ahanait à présent, verrouillée dans son petit monde bleu. - Qu’est-ce que tu dis de ça ? J’ai soulevé un morceau de pizza à la viande hachée et je l’ai fait naviguer sous son nez en imitant le bruit d’un avion. C’était un hôtel pour ...
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Je t’aime bien Eric

t alors, tu vois, il se tenait là devant moi , comme une espèce de … de j’sais pas quoi … enfin un truc complètement inerte, et puis je lui ai dit: « bon tu sais je t’aime bien Eric, mais ça n’est pas possible … tu n’es pas du tout mon genre » enfin le mec, hallucinant, j’te dis … je le connaissais même pas ! hallucinant, j’me souviens, j’lui ...
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Bons procédés

i  j’aime autant Les histoires qui Se terminent dans le feu C’est pas à cause De David Lynch Ou des machins des soeurs Brontë C’est juste que Quand j’étais gosse Au rituel de vingt heures trente Papa nous lisait un petit conte et Puis nous collait un gros doigt Toi comme moi on est flingués Pas capable de se souvenir ...
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Quand mon père a voulu se tirer un balle, le psy a vu toute la famille, sauf moi. Je l’ai mal pris.

eux chutes ridicules en deux jours dont une dans les couloirs de la fac. Bon… J’ai les yeux qui grattent. Je finirais sans doute par me déplacer avec un masque anti poussières. Comme mikael jackson. Les mecs c’est vraiment devenu de la merde. Des queues ambulantes. ça pense qu’ à baiser. Je disais ça à une copine à une terrasse d’un café. Y ‘avait Yvan Attal à coté. Il était gêné ...
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Veuve noire

oursouflure dressée, concupiscente Au con gémissant, il halète, bavant
Bourses dardées, muscles bandés. Sa chatte énorme l’observe, babasses
Frisées, écartelées en livrée — Russe
Ou Portugaise – au parfum poil iodé. Ce vent de mer pique sa curiosité !
Il plonge en tige verte dans ce pot De fleurs musquées et ramone le but, Tétonne l’accorte, gamahuche le con De la brouteuse, fanfreluches en bataille Qui braille et baille du buisson, embrochée De belle manière ...
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Tout avait été trop joli

out avait été trop joli, trop joli pour sa soif de destruction. Du soleil, un hôtel rococco, une baignoire trop petite pour deux et une nuit sans dormir. Le soleil avait disparu, il faisait trop froid dans la salle de bain pour prendre une douche, et le lit assez grand pour que l’on puisse y dormir sans se toucher. -« Tu sais, quelquefois j’ai des pulsions sexuelles, et j’ai envie de ...
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La grâce le luxe la fin du siècle

out le monde sait ça que t’assures bien dans le porno pas très chic ça fait même grincer des dents ça fait même loucher des gens ça fait même kiffer des mamans tout le monde semble tout savoir sur toi mais pas que tu te relèves la nuit traînée par des fantômes en colère qui se disputent ta tête pour y faire la guerre mais pas que tu te relèves la ...
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Masqués par des voilages

nnie s’impatiente. L’horloge tarde à indiquer midi. Elle s’est fait secouer la veille – un prof à la con qui a dit en conseil de classe qu’elle était insolente – ce n’était pas la première fois. C’est elle qui assume pour les autres, trop timides. Elle qui trinque pour son caractère – insolent – qu’ils disent. Pourtant, elle ne fait que dire la vérité.
C’est elle qui a failli passer en conseil ...
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Stéphanie

’excroissance juste au-dessus de mon nombril. Elle obstrue le trou, ça forme une caverne bizarre, une congestion. Ca fait flipper. Ca fait malade. Personne ne m’écoute et je n’ai pas peur. Stéphanie. J’ai l’impression parfois qu’elle m’empêche de respirer. Parfois, qu’elle assombrit la couleur de ma merde. Parfois qu’elle envoie des signaux infectieux à travers tout mon corps. Mon corps est immense, long et adipeux. La guerre s’annonce âpre. Nous n’avons ...
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Perversions

es pieds les chaussures les aisselles la transpiration les douches l’anus les mains la bouche entre les seins dehors cachés dehors en vue l’ eau le feu la mère le père les drogues les cordes se filmer le cuir les jeunes les vieux les copains du copain les copines de la copine les images des fantasmes la violence verbale les coups le porno la bite grande le black les mensonges les ...
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Le sixième doigt du panda

aut dire que je ne suis pas très héroïque comme héros faut dire que mon karma merdique me fatigue faut dire que j’ai encore raté mon taxi pour l’ataraxie faut dire que ce village ne veut pas me laisser partir et que le ciel me donne le mal de mer un ciel tout vert et qu’il y a un cycliste qui pédale dans la rue un cycliste tout nu moi aussi ...
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La banane !

onze heures tapantes, mon taxi s’est rangé. Ça aussi, c’est bien. Maintenant nous glissons dans sa merco dernière modèle à travers les banlieues. Ça doit le faire chier de charger un dingo… Alors on n’échange pas. Parfait. Ce trajet pourrait se faire dans le silence -le moteur feule à peine- mais c’est un antillais. Même en sourdine, son zouk emplit tout dans la carlingue. Ça me congestionne un chouille. Du rétroviseur, ...
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Salopes

arfois je pense à des salopes Parfois 
je pense
 à des salopes dansant sur une mer de soleil 
ou je pense
 au contraire
 à des salopes seules sous la pluie se demandant
 pourquoi je pense 
à des salopes ivres entourées d’inconnus
les tringlant chacun leur tour 
je pense 
à celles qui ne me regarderont même pas 
et à celles 
qui échangeront peut-être avec moi un peu de tendresse et de passion 
et il ...
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Cul d’or

lle est toute les femmes jusqu’au fond du cul. Sous une porte cochère, ses reins tournés vers les bagnoles qui passent devant nous au ralenti. Les cuisses ouvertes, toute épilée à la terrasse d’un café. Deux cierges de part et d’autre derrière la sacristie, elle dit comme ça toucher à la passion. Avec elle, dans chaque rue, c’est le bal du trou dansant. Ses grandes lèvres touchent à tout. Elle a ...
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Si tu veux

es yeux de biche ou de chien, sa voix de crecelle perchée sur ce sexe bizarre. Elle voudrait qu’on parle. Je fume. C’est mal parti. Mais reste si tu veux. JF Dalle ...
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Voir la mer

uand est-ce qu’on a arrêté d’être nous? Dès qu’on s’est rencontrés (même si on s’est dit enfin plus seuls)? Quand on a emménagé ensemble (pourtant, mon bureau tenait pas dans ta pièce et j’ai dit on s’en fout on le jette)? Le jour où t’es pas rentré dormir, ou le lendemain, quand tu m’as menti? À l’instant où je t’ai poussé? Quand t’es mort? Difficile à dire. Au funerarium, une employée ...
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Lost lust

.E. Week-end, un samedi soir à faire la queue dans une pharmacie de nuit Place Clichy pour acheter des capotes. Un coup pour rien dans un hôtel glauque. Lost week-end. Blanche Dubois ...
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Rainette

a rainette C’est ce soir, au bastringue, la charnière lascive, au champ de tir, le couffe en l’air, que je me fais défriser le buisson. Il descend à la cave en s’astiquant le rutabaga , retrousse-bougnes sur les pompes. Je prie pour qu’il n’ait pas de charançons dans les valseuses, faudrait pas que je me fasse embouchonner ! C’est ma première baise pour le flouze, cause que mon pépère, celui qui ...
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Beyonce à cinquante balles

« We are the champions » tourne en boucle dans le lecteur CD de la merco, Jean tourne en ville à la recherche d’une bouche, d’une chatte, d’un trou à fourrer, une semaine qu’il a pas tiré, sa meuf s’est endormie sur le canapé, il a doucement pris les clés, démarré la vieille merco et go sur la ville, direction quartiers malfamés ceux ou on trouve les putes, blacks, blanches, beurs, ...
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No guimauve, please

lle s’est assise sur mon paddock. Comme ça, direct. Elle doit avoir dans les dix-huit. Encore une. Hier, nous nous étions parlé dans un couloir. Elle portait un jean. Joli cul. Je sais pourquoi elle est aux Mimosas. Facile, avec ce gros bandage à son poignet. C’est une droitière – la charcuterie est à gauche, fastoche. Cette fille est ordinaire. Elle traine un désespoir bon marché. Il passera. Elle monnaiera ses ...
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Les dresseuses d’ours

-Vamos cantine Julie ? -Bof. -T’as pas le coup de fourchette aussi bon que celui du poignet ? Bon, pas un sourire. Plus douée pour la bite que pour l’humour, Julie. Mais il en faut, comme dit Jeanine… En passant devant ce con de cygne, elle lui fait un fuck à l’anglaise. Le gros, outragé, esquisse un semblant de vol. Tout en éclaboussures malhabiles. Julie marque un point, at least. Nous ...
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Ce sera pure joie ce qui nous reste

n dit que cet immeuble, commandité par le père du cubiste Braque, est un des chefs d’œuvre de l’Art Nouveau « se dégageant fermement de toute attache avec la routine et les traditions » (Journal des Travailleurs du 9 avril 1904), mais moi je dis qu’il est le chef d’œuvre de notre âge d’or. je grimpe à ton premier étage par l’un des balcons « qui ornementent si élégamment chaque fenêtre ...
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Tic-tac-boum

e peux pas aimer comme ça comme le font tous ces gens qui se sourient se touchent s’enlacent par exemple, tu vois, j’embrasse pas je peux pas je sais pas aimer avec mes lèvres ni avec rien d’autre je peux pas aimer quand on cherche à fourrer sa langue dans ma bouche ou ailleurs je peux pas aimer quand on veut me fouiller s’immiscer enfoncer des trucs dans moi ici ou ...
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Insomnie

"J’ai si peu dormi… Quelle chance ont les enfants de s’épuiser chaque jour pour s’effondrer là où leur petit corps s’arrête, dans un plumard. Nulle part. La vie moderne, cette école, c’est vivre à demi, dans une sorte de grésil nerveux, et dans ce même chahut, dormir à moitié dans le regret de ce qu’on n’a pas vécu dans la journée. Une insomnie, qu’est-ce sinon le regret amer d’avoir perdu son ...
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Premier bistrot, premiers frissons

l crache un long jet brunâtre. Ses gencives dessinent un mince sourire au goût de fer. Quinze jours déjà, qu’il est sorti de taule ! Quinze jours de rue, à zoner au buffet de la gare, à coucher sur le raide des bancs de salle d’attente. Son pote Jean-Claude secoue la manche de son blouson clouté. Noir — en simili cuir, façon motard – le minimum, pour un voyou de sa ...
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Le club

lle y allait toutes les semaines depuis son divorce. C’était vital pour elle. Une soupape de sécurité. Un exutoire hebdomadaire. Elle s’y débarrassait de toutes les tensions accumulées dans son travail mais aussi dans ses relations avec sa famille et ses amis. Elle était vite devenue accro à ces soirées du samedi. Respirer d’autres odeurs. Se frotter à d’autres peaux. Sentir sur ses papilles des gouttes d’une autre sueur. Sa vue ...
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Coma

près avoir tout tenté avec elle et qu’elle se fut pourtant endormie, ce trop grand calme où Nelly me laissait, plongea notre maison dans un silence abyssal. Alors que désormais j’étais si loin pour elle, mon désir, lui, stagnait et, bien qu’il fût flou, il était trop impérieux pour que je l’ignore. Comme il était déjà trois heures du matin, que Paris et ses filles étaient à trente minutes, je m’étais ...
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Delirium copulens

i je menaçais de le quitter, alors là, il s’écroulait ! Il perdait toute dignité, il se mettait à pleurer comme une madeleine, et puis il bavait des suppliques, il gargouillait des « je vais mourir », enfin c’était horrible. Moi, j’avais pitié, mais je me retenais de le montrer, je me forçais à me souvenir qu’il était bourré, tout simplement plein comme une barrique, et j’évitais de regarder ses mains ...
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Viens plutôt me bouffer la chatte

hienne d’amour Steven était en garde à vue « Vol sous menace d’une arme. » Steven mesurait 2 mètres10 était black et féroce comme un lion Kenyan Le flic lui demandait depuis deux heures d’expliquer son geste « Pourquoi avez-vous menacer avec une arme Mlle Traoré votre ex petite amie ? » et Steven a fini par craquer « A cause de la souffrance, il a répondu, en pleurant. Je souffrais d’amour. Je l’ai dans la peau. Elle m’a griffé tout ...
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Maintenant je sais

aintenant je sais que tu es morte avec une petite bête froide dans la gorge avec une sale peur aux tripes j’entends toujours tes vingt ans qui plient sous les flashs. Dans mon cher souterrain ...
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PISE

ivre au sein des étranges, des cabossés, a plus d’un charme. Il faut juste savoir en goûter la nature. Du moins, pour un chapitre, ce chapitre. Aisée, en un sens, la saveur des fous. Je suis pas contre changer d’univers, mais pas pour une sortie pour une sortie… J’en avais vu tant qui voulaient sortir pour sortir. Comme si sortir allait changer leur donne. Bouffons ici, bouffons chez eux. La cafouille, ça ...
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Du billard…

ci, il ne devrait pas y avoir de sanguinaires dans ces murs. Pas de Pierre Rivière. Pas de Roberto Succo. Eux , les défrayeurs de chroniques, ils ont dû se faire parqués ailleurs. Derrière des murs en falaises, surmontées de tessons anti-colère. Cachés dans des banlieues où les arbres ne servent plus guère qu’à pisser. Genre Drancy. Bardât léger mais barre au front, je pénètre.  Journées portes ouvertes, on en profite ! ...
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Princesse

on, je rentre. Hall de la clinique, sourire à la fille de l’accueil. Chambre ? Non, tour du proprio. Enfilade des couloirs. Petits pas. Éviter surtout certains regards mendiants. Ne rien se faire taxer. N’être qu’une savonnette. Juste. C’est ainsi que je la découvre. En faisant ma bête ronde. Arrivée dans la nuit sûrement, cette fille n’a pas pris la peine de quitter sa chambre ce matin. Elle ne s’est pas ...
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Michelle

lle s’appelle Michelle. Je suis parti un mois en vacances avec elle en 1984. Quand elle était petite, elle a brûlé sa sœur jumelle mais elle aussi a brûlé mais il n’y a que sa sœur qui est morte. Ses deux rêves étaient d’être à la une d’un journal et de toucher les cornes d’une vache. Pour son anniversaire je lui ai offert le pistolet pour qu’elle puisse faire un casse ...
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Le pileu

Le Pileu est un quartier. C’est officiel. Cadastré. Pourtant, rien ne le définit franchement. La classe moyenne l’emprunte d’Igny, sur les hauteurs, comme un toboggan sale mais nécessaire, pour se laisser glisser jusqu’à Paris en traversant Massy, une ville dortoir. Il est une suite de terrains vagues et d’échangeurs bien pratiques. Des clôtures de béton cloisonnent les pavillons de toutes époques. Certains sont propres. Tous sont moches. Une petite cité de ...
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La Môme Néant

Quoi qu’a dit ? A dit rin. Quoi qu’a fait ? A fait rin. A quoi qu’a pense ? A pense à rin. Pourquoi qu’a dit rin ? Pourquoi qu’a fait rin ? Pourquoi qu’a pense à rin ? A’xiste pas Jean Tardieu ...
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Néron lit télérama

Etudier le monde qui s’écroule et se réjouir. Quelque chose dans l’air et dans certains regards, des signes et dans les rues comme une odeur de plastique cramé et d’apocalypse, vous sentez pas ? C’est un peu plus fort chaque jour et nous sommes de sacrés privilégiés d’assister à ce truc, la dernière fois qu’un monde a sombré c’était y a quinze siècles. Se laisser porter par cette ambiance de haine, ...
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Pisser debout

Les mecs, ils pissent en parlant, bla bla bla, ils pissent en visant vaguement, font juste gaffe de pas s’éclabousser les godasses, ils jettent un œil à la bite du voisin, mine de rien, pas pour comparer hein, juste pour vérifier que tout va bien, les mecs ils pissent comme on arrose le jardin et puis ils secouent la dernière goutte, je les regardais faire quand j’étais môme, persuadée que moi ...
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On a pas touché l’absolu. Juste un peu retenu ses larmes de l’avoir entraperçu. Il restait plus qu’à se bourrer la gueule. Et on l’a fait, putain. Brice Haziza ...
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Insomnie

"J’ai si peu dormi… Quelle chance ont les enfants de s’épuiser chaque jour pour s’effondrer là où leur petit corps s’arrête, dans un plumard. Nulle part. La vie moderne, cette école, c’est vivre à demi, dans une sorte de grésil nerveux, et dans ce même chahut, dormir à moitié dans le regret de ce qu’on n’a pas vécu dans la journée. Une insomnie, qu’est-ce sinon le regret amer d’avoir perdu son ...
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MINA

Mina dans les petits hôtels que construit la fatigue Mina dans le renfermé de n’importe quelle cage d’escalier Mina qui dit et redit non c’est non dans un pull plus grand qu’elle Mina limite prostituée Mina plutôt limite Mina plutôt prostrée dans une certaine cabine téléphonique sur les allées Mina et son fameux laisser-aller dans l’embrasure que parfois la chair consent Mina jusqu’aux sangs dans les dessous des portes cochères Mina ...
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La passerelle

…10 000 ans… les étangs de boue… les étangs… les vastes étendues recouvertes… tout ça est loin maintenant… les dinosaures aussi… j’arpente les rues lessivées par les averses de la nuit… quartiers de viande… pâtés de maisons… flancs de colline… il fait doux… les derniers couche-tard se finissent à la bière… adossés contre les carrosseries… certains se coursent sur le goudron… se taclent par derrière… chemises déchirées… arcades ouvertes… d’autres enfin ...
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Mise à sac

Les rues sont tièdes. Je traine les pieds en esquivant les déchets du marché. Un type m’éclabousse avec son jet d’eau. Une caisse de poissonnier est renversée sur le trottoir. Dans la glace sale, une unique crevette rose me fixe de ses deux globules sombres. A l’angle d’une petite place, le ventre blanc d’un pigeon mort hurle au soleil. Les voix criardes des moustachus du bar éclaboussent les murs et le ...
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Moumi habite au sixième étage.

Il possède deux chemises blanches et un pantalon noir. Une paire de chaussettes noires, un pardessus gris, et un grand balai de paille de riz. Moumi fredonne des notes toute la journée, en balayant le pavé. Quand il rentre le soir devant son butagaz, et pour l’aider à se coucher, il chantonne dans le noir. Hier, il s’est fait écraser par un bus. Avant de mourir, il a gémi quelques notes ...
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En attendant Goldorak

En attendant Goldorak, je décapsule une bière. J’ai dix ans et j’en ai quarante. Je suis morte et je suis vivante. À la télé, les publicités. De vieilles publicités. Je voyage dans le temps. L’alcool n’y est pour rien, au contraire. Elle m’aide plutôt à ne pas oublier l’ici, le maintenant, la migraine qui enfle et cette foutue nausée. Dehors, les mômes crient. Ceux de mon âge. Ceux avec lesquels je ...
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WOMAN

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Drame I

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