EnglishFrenchItalianJapaneseSpanishSwedish

Le trou du cul de service

zibelyne

 

Big_letter_L

 

e Captain Grelot pousse sa célèbre tirade « Un chien, ou j’tue l’nain ! »
Le Captain, par les maux – et pas de Meaux – envasé, s’est fourvoyé – voyez le four – a flingué le chien — le pauvre était sourd — et enculé de son vit ardent bien vif, Zyzy le nain. 
— Hardi, compagnons ! Enculons Gnafron ! a déclamé Grelot, cramponnant son nain, la bite à la main et, d’un coup de canon il a pété l’oignon, ramonant du croupion au gorgeon le cul du nain pleurant, queue en avant et clochettes sous l’affront tintant !
Il a tant manœuvré – vaillant cavalier – que le Rubicon en crue le trou du cul a noyé.
— César ! a crié le nain – tu as vaincu et vingt culs tu auras au paradis des enflés du troufignon ! Je m’incline – il y était déjà – mon cul État toit, graissé comme il se doigte… ! Sonnez grelots, résonnez trompette ! Mets-m’en une pétée, un lys dans la vallée !
— Avalée ? Quelle joyeuse idée ! Allez, jacte à l’Est, et nique ta loque, je t’enfile le gorgeon !
Joignant le geste à la geste, il plante moustache en bataille et grelots en sonnaille sous le pif du trublion.
Las ! Le nain, vissé à l’appendice ne peut crier merci et Captain Grelot lansquine, baronne en sautoir, délaissant le trou noir – oui, ne soyez pas bégueule – pour cet autre avaloir.
— Veni, veni, veni ! a gueulé, péremptoire, le phare en laminoir l’orgueilleux arrosoir.
— Vedi, vedi, vedi ! clame, hilare, la bouche du nain en abreuvoir, baveux égrappoir.
— Vici, vici, vici ! se réjouit Grelot, les couilles absolutoires. Va ! Trou du fût tué, demain tu reviendras, tendre ton pondoir à mes coups de butoir !
C’est ainsi que, depuis la nuit d’étang, en eaux vaseuses, le nain Zyzy se fait mettre la bassinoire et revient quêter – il aime –sautillant dandinoir , cumulard au cabinet-noir.

Eve Zibelyne