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Cul d’or

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lle est toute les femmes jusqu’au fond du cul.

Sous une porte cochère, ses reins tournés vers les bagnoles qui passent devant nous au ralenti.

Les cuisses ouvertes, toute épilée à la terrasse d’un café.

Deux cierges de part et d’autre derrière la sacristie, elle dit comme ça toucher à la passion.

Avec elle, dans chaque rue, c’est le bal du trou dansant.

Ses grandes lèvres touchent à tout.

Elle a mis un string jaune, la couleur du gai savoir.

Au retour, je dis : « Tu as encore tout montré au vieux ! »

Elle a un cul d’or qui me rend âne milicien.

Quand ils la regardent, leurs pensées coulent comme du brie avancé.

Elle imite les yeux de l’extase devant eux. Puis la langue.

Avec elle, toutes mes idées sont nées dans une cabine d’essayage.

La trahison c’est le gant retourné du désir. Elle en sait quelque chose.

Depuis que je la connais, la réalité est devenue une hallucination.

Elle fait un tel bruit en urinant dans le caniveau qu’on a l’impression qu’il pleut de la viande.

L’amour ouvre ses jarrets.

Les mains dans son chemisier seins nus les doigts serrés.

Je bois le verre levé dans ses yeux.

J’aime je avec elle.

Jacque Cauda