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Beyonce à cinquante balles

beyonce

 

 

« We are the champions » tourne en boucle dans le lecteur CD de la merco, Jean tourne en ville à la recherche d’une bouche, d’une chatte, d’un trou à fourrer, une semaine qu’il a pas tiré, sa meuf s’est endormie sur le canapé, il a doucement pris les clés, démarré la vieille merco et go sur la ville, direction quartiers malfamés ceux ou on trouve les putes, blacks, blanches, beurs, il s’en fout du moment qu’elles ont des longues jambes et une belle bouche et qu’elles sont plutôt jeunes.

Des fois il sent la peur dans leur regard, pourquoi un beau mec avec une belle caisse comme ça va aux putes ? Ça doit être un tordu…non rien de tout ça, juste la facilité, consommation sexuelle rapide, besoin assouvi, 40 la pipe, 50 l’amour, parfois la pipe et l’amour pour 50, un peu de sperme au fond d’un bout de plastique et c’est fini, ce soir il cherche une belle pute, un canon, son habituelle n’est pas à son poste, dommage, elle est pas très grande, pas très canon mais elle suce comme une déesse, jusqu’au bout, elle prend tout et elle fait des petits bruits en même temps quand sa bite arrive au fond de sa gorge et pour 50 elle fait la pipe et l’amour, pis après ils se roulent un joint et discutent un peu, le Kosovo, son mec resté là bas qui croit qu’elle fait des ménages, oui elle fait des ménages, elle vide les couilles des petits Français frustrés par mémère à la maison qui ne baisent plus depuis qu’elle passe son temps à changer des couches et nettoyer des chiottes après avoir fait la vaisselle…même ça il le comprend.

 Parfois il tourne une heure avant de se décider, comme un animal en chasse, regarder, ralentir, jauger, questionner « Combien ? Et tu fais quoi pour ça ? » repartir, repasser, « merde elle est plus là, j’aurai dure dire oui et la prendre », elles aiment bien sa merco, elle est confort, de la place, un vrai baisodrome. Pis tu te sens en sécurité dans un char comme ça, en hiver il fait attention à bien chauffer la caisse, déjà qu’elles passent la nuit dehors autant leur offrir un peu de chaleur.

 Ça fait un moment qu’il tourne maintenant, il commence à être un peu bourré vu qu’il s’est arrêter acheter quelques bières pour passer le temps, aller encore un tour par le quartier de la gare, et là, hallucination au coin d’une rue, une black, mais pas comme les autres, une déesse africaine, grande canon, des jambes longues, et des yeux exprimant la candeur, l’innocence, décalage entre le lieu et la personne, il descend ça vitre et au lieu de l’éternel « c’est combien » il s’entend dire :

 « qu’est ce que tu fous là ? je t’aie jamais vue ici», réponse immédiate, « Besoin de tune accepte ou casse toi ! » vu le cadeau décision immédiate « monte » et c’est parti, petite discussion « c’est quoi ton petit nom ? » « Laura », il sait que c’est faux mais ça fait rien il faut qu’il puisse mettre un prénom sur celle qu’il va baiser, « tu veux quoi ? » « l’amour », quelle ironie, l’amour, alors qu’il veut juste tirer un coup, mais les fleurs de bitume appellent ça « l’amour » comme si c’était autre chose qu’un vidage de couille défouloir permettant de ne pas tuer un proche ou violer sa secrétaire, ça aussi il y a déjà pensé, mais bon faut pas déconner quand même, pourquoi prendre le risque de la tôle alors que tout peut s’acheter dans la rue, il y en a même qui sont multi-services, sexe et stupéfiants à volonté, multi sévices…

 Elle monte dans la caisse, il la regarde, « putain je vais me taper Beyonce pour 50 balles » il se gare dans un parking pas éclairé, se défroque, elle prend sa bite dans sa main, commence à branler doucement, il sent que ça monte pas, impressionné qu’il est d’avoir levé un canon comme ça…il se concentre, ça monte doucement, elle sort un bout de plastique, le déroule sur son sexe avec sa bouche, délicatement, elle enlève sa culotte, met un peu de lubrifiant et s’allonge, il monte dessus et commence à limer, doucement, il la regarde dans les yeux pour bien en profiter… merde, elle est tellement belle, elle le regarde dans les yeux, sans une expression, ça le déconcentre, il se dit qu’il fait une connerie, mais tant pis il la fera jusqu’au bout, il prend ses deux jambes, lui remonte derrière les oreilles et se lâche, bien à fond, elle ne peut pas bouger, il tient ses jambes et ses mains et lui défonce le con comme un con, elle devient un défouloir, acceptant ses coups de rein sans broncher, ça l’énerve encore plus qu’elle n’exprime rien de particulier, lui qui a fait jouir et se pâmer tant de femmes, il finit dans un grand soupir, la tête dans son cou, il sent sa chatte humide sur ses couilles …il transpire un peu, signe qu’il a tout donner, elle se rhabille, fume une clope, descend de la caisse et lui lâche :

« t’es un bon coup toi, qu’est-ce tu fou là ?y a plein de meufs qui cherchent des mecs comme toi »…oui mais Jean si c’est conventionnel et classique il en a rien à foutre, ce qu’il cherche c’est l’inhabituel, le truc qui sort des normes.

 Mais c’est quoi l’habituel et la norme ? Peut-être ce qu’il vient de faire…on s’en sortira pas vivant de ce merdier de toutes manières…

Antonin Sobel